« Le goût des garçons de joie »

Documentaire de Franck Thoraval et Diphy Mariani • 54 min • 13/11/2012

Avec Ji Pé, Nicole Canet, Etienne, Simon Star, Hervé Latapie, Maîtresse Gilda, Bug Powder et Mathieu Riboulet. Merci à Carlo Brandt pour les lectures des extraits de : « la mauvaise vie » de Frédéric Mitterrand et « les œuvres de miséricorde » de Mathieu Riboulet

Production : Franck Thoraval
Réalisation : Diphy Mariani
Prise de son : Yves Lehors

L’équipe

Production
Irène Omélianenko
Réalisation

Diphy Mariani  Christine Robert  Anna Szmuc  Guillaume Baldy  François Teste  Jean-Philippe Navarre Rafik Zénine
Avec la collaboration de

Christine BernardEve Etienne

PHOTO : Le goût des garçons de joie  Crédits : Radio France

franck thoraval documentariste

Maîtresse Gilda , garçon travesti, reçoit discrètement des hommes mariés censément hétérosexuels pour des séances spéciales. Bug, lui, retrouve ses clientes dans des petits hôtels à Paris ou à Poitiers.

Leurs client(e)s viennent chercher des choses diverses : du sexe évidemment mais aussi la réalisation de fantasmes particuliers, de la tendresse, un moyen d’éviter le refus, un endroit où pleurer, un stratagème pour coucher sans tromper son ou sa partenaire etc… La relation tarifée nous raconte de nos semblables des choses dérangeantes et le ou la client(e) y tiennent un mauvais rôle.

Souvent plus stigmatisés que le ou la prostitué(e), plus isolés, ils sont maintenant menacés de pénalisation. Coincés entre la honte et la peur, ils n’ont pas d’espace pour s’exprimer et sont très rétifs à le faire.

Par ailleurs, la prostitution masculine, minoritaire, considérée comme non représentative, est elle aussi exclue du débat. Le travailleur du sexe (comme certains se nomment) exerce en indépendant, à l’abri des formes de domination qui existent fréquemment pour les femmes prostituées. À travers le témoignage des protagonistes de la relation tarifée, ce documentaire propose de questionner la location du corps de l’autre pour un service sexuel.

« Comment poser la main sur un corps que l’on paye pour avoir avec lui contact et contentement ? » se demande Mathieu Riboulet dans « les œuvres de miséricorde », à mille lieux du stéréotype du client salopard. Comment poser la main sur un corps que l’on paye ?!